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Pardon !


Pardon !

 

 

Il est des mots moins aisés que d’autres à utiliser, à dire. « Pardon » est de ces mots. Non ce « pardon » passe partout des convenances, mais celui d’une remise en question, d’un désir réparateur après une faute.

C’est à celui ou celle qui est offensé, qu’on a offensé, qu’il s’adresse ; à Dieu, nécessairement, à notre prochain, certainement. A Dieu qu’on ne voit pas ; à notre prochain dans un face à face indispensable. Souvent, comme Adam et Ève, on cherche à fuir, à se cacher, on a honte, on ne sait comment aller ou revenir vers l’autre. Cependant, rien n’est plus réparateur que de le dire en face.

Par - don, en français, le mot « don » y trouve là une place centrale.

« Don » de son aveu, confessant son erreur de jugement… « Celui qui avoue ses transgressions » obtiendra miséricorde (Proverbes 28/13).

« Don » de soi-même, on s’en remet au bon vouloir de celui que l’on a offensé. Pardonnera-t-il ? Gardera-t-il rancune ?

Que l’offensé se souvienne « qu’auprès de Dieu le pardon se trouve en abondance » (Psaume 130/4). L’est-il auprès de moi, auprès de chacun de nous en faveur de celui qui demande pardon ?

« Don » pour l’autre, parfois, sans être responsable d’une faute, l’offrir à l’autre pour l’aider à se libérer lui-même de son amertume venant d’une incompréhension. Dire « pardon », c’est aussi se libérer soi-même d’un poids sur la conscience, d’une accusation intérieure, pour retrouver la paix, celle de Dieu en Christ, celle avec soi-même et, avec espérance, avec mon prochain.

Demander « pardon »… un pas incontournable pour renouer les relations, restaurer une confiance, relever le visage de chacun.

Demander « pardon » c’est attendre de l’autre ce « don » nécessaire à ma vie pour la reconstruire, ce « pardon » qui libère le cœur. Le pardon est libérateur pour celui qui le demande comme pour celui qui l’accorde.

Demandez pardon ! Que ce souhait de le recevoir de l’autre soit fort en vous !

Et si mon prochain refusait d’accorder son pardon, de me l’accorder, surtout, refuser d’aigrir mon cœur contre lui ! Je peux revenir vers lui, et voir le jour où enfin son cœur s’ouvrira à la grâce.

 

Que l’offensé et l’offenseur sachent qu’ils ont le même Sauveur qui donne à chacun le secours de sa Grâce pour que le « pardon » l’emporte sur les rancunes et choses semblables. « Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés » (Actes 5/31).

 

Va ! Et sois pardonné.

 

Philippe Bak
Le 10/11/2017