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Florence Lajoux

Des ténèbres à la lumière

Florence Lajoux (Charvieu)

A l’adolescence, je me suis aperçue très vite que mes parents ne s’entendaient plus. A 15 ans, première tentative de suicide. Mal être, difficultés scolaires, désespoir !


 

Le foyer dans lequel je vivais était brisé par l’alcoolisme, l’adultère, par un trafic aux sciences occultes. En effet, depuis des générations, du côté paternel, la pratique de la sorcellerie, magie noire était courante. Mon grand père était sorcier. Et, du côté maternel, pour toutes décisions à prendre dans la vie, la famille consultait les voyants, les tireuses de cartes, les magnétiseurs. Malgré une éducation religieuse catholique, je baignais dans ce monde occulte, j’oscillais d’un extrême à l’autre, entre exaltation, joie de vivre – pleurs et dépression.

A 19 ans, second choc : divorce de mes parents. Je fuyais ma famille brisée : mes parents voulaient, chacun, que je témoigne l’un contre l’autre vue ma majorité. Mon ami me proposait le mariage, ma famille m’encourageait. Je pris la fuite et décidai de prendre ma vie en main. Je partis à Londres, chercher du travail dans la restauration.

 

A Londres, une collègue de travail m’emmena à des réunions de partage dans une église protestante évangélique. Premier contact avec des personnes qui osaient parler d’un Dieu vivant. Au cours d’une réunion, une question d’un jeune me bouleversa. Florence es-tu sauvée ? As-tu reçu Jésus-Christ comme ton sauveur dans ta vie ? J’avais toujours entendu parler de Jésus comme sauveur du monde, mais jamais de Jésus comme sauveur personnel.

Sept mois passèrent et je décidai de revenir en France auprès de ma mère.

 

Après quelques temps, ma mère fit la connaissance d’une amie chrétienne. Cette amie nous invita à venir à l’église évangélique. J’assistais le plus possible aux cultes, car durant la semaine j’étais étudiante dans une autre ville.

Juin 1986, j’achevai avec succès mes études. Pourtant, je n’étais pas heureuse, j’étais triste, stressée, fatiguée, je voyais ma vie en noire. A l’insu de ma mère, j’avalai des barbituriques : seconde tentative de suicide. L’église s’est mobilisée : prière et jeûne pendant plusieurs jours.


C’est alors que j’étais dans ma chambre, seule, qu’un prospectus de la campagne du Pasteur Billy GRAHAM, que l’on m’avait donné, tomba de mon sac. Là, le Seigneur m’a convaincue de péché. A plat ventre, sur le sol, les bras en croix, j’ai vu toute ma vie défiler. La présence de Dieu était si intense, si palpable. Je sortis vainqueur de ce combat spirituel avec son aide. Je réalisai, enfin, que ma vie avait un sens pour Dieu.

Je n’étais plus seule.

 

Ma vie a réellement changé, de triste, désespérée que j’étais, je resplendissais de joie et de paix.

D’un foyer désuni, j’ai trouvé une vraie famille unie. D’un père charnel qui m’abandonnait, j’ai trouvé tout l’amour, le réconfort d’un vrai père, Notre Père Céleste, Dieu. Il m’a comblé de tous ses bienfaits en répondant concrètement à tous mes besoins. Je le remercie tous les jours pour toutes ses bénédictions. Depuis 20 ans, je n’ai jamais regretté de m’être engagée avec Dieu.