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La Crainte de Dieu

La Crainte de Dieu

 

 

 

Abraham, patriarche bien connu de la Bible et des croyants, a dit un jour ceci : « Je me disais qu’il n’y avait aucune crainte de Dieu dans le pays » (Genèse 20/11), et il était inquiet et pour son épouse et pour lui-même.

Son constat n’est-il pas tout à fait applicable à notre pays, en notre génération ? Devant des faits où le respect d’autrui disparaît, où la vie d’un homme, même à naître, semble de si peu d’importance, où la Loi de Dieu, connue dans les dix commandements, est bafouée, où l’on nomme mal ce qui est bien et bien ce qui est mal ! Où et en qui se trouve encore la crainte de Dieu ?

Un autre auteur s’engage en disant : « Je vous enseignerai la crainte du Seigneur » (Psaume 34/12).

 

Craindre Dieu, chers amis, s’apprend, et le moyen divin c’est sa Parole qu’il nous donne. Cette crainte est pour tous, et tous (adultes ou enfants, étrangers ou citoyens) doivent apprendre à craindre le Seigneur. D’au moins trois manières différentes la Crainte de Dieu nous est donnée :

Par la Parole révélée dans l’Ecriture sainte, la Bible.

Par la conscience de la Majesté de Dieu : Un prophète face à la vision céleste s’est écrié – Saint, saint, saint est l’Eternel des armées. A ces paroles, ce sentiment de la Crainte de Dieu a envahi son cœur, lui révélant sa nature profonde – un homme aux lèvres impures – mais le conduisant à la vision céleste de la miséricorde divine – ton iniquité est enlevée (Esaïe 6/3,5). 

Par la conviction de péché et la révélation de Christ le Seigneur : « La tristesse selon Dieu » qui amène à cette crainte salutaire, à ce sentiment d’avoir offensé celui qui nous aime en Christ crucifié.

 

L’Ecriture nous apprend à craindre le Seigneur par les vérités, les conseils, par l’enseignement des voies droites du Seigneur, par l’exercice de ses jugements… Tout ce que nous lisons là nous montre ce qui est ou n’est pas agréable à Dieu. C’est là, dit l’Ecriture, le commencement de la sagesse. Elle nous fait entendre ces mots « Crains Dieu et détournes-toi du mal ».

Cette crainte de Dieu a pour heureux effet de briser en nous tout élan vers le mal ; elle est comme un frein, elle agit par la voix de la conscience et elle donne au cœur de s’attacher à Dieu. Là où disparaît cette crainte, le danger est grand de voir se multiplier les actes d’injustice, les violences et tant de désordres.

Cette crainte de Dieu, cependant, ne rend pas le cœur triste et le visage austère, sévère ; elle ne rend pas l’âme peureuse et craintive, ni ne la rend toujours inquiète de son état, toujours en train de se culpabiliser…, non, elle n’ôte en rien la foi, la joie du salut, la joie du Seigneur, la paix du cœur. Elle permet de garder un bon équilibre dans les diverses expressions de notre foi : louange, joie, prière..., elle nous enseigne à tout faire en glorifiant le Seigneur.

Tout à la fois assurance, liberté, mais toujours avec cette crainte respectueuse du Seigneur notre Dieu.

 

De Jésus le Christ il est écrit qu’il « respirait la crainte de l’Eternel » (Esaïe 11/3).

Crainte de Dieu inspirée non par la peur de la punition, mais par l’amour du Seigneur qui nous a rachetés : « Voyez de quel amour la Père nous a tant aimé » (1 Jean 3/1).

 

Mon souhait, que la crainte de Dieu revienne dans notre pays ! En elle se trouve bien des réponses et bien des solutions pour nos contemporains en perte de repères. Et vous ? Cette crainte de Dieu vous est salutaire, aussi, n’hésitez plus, apprenez-la et découvrez-la en lisant la Bible.

 

Philippe Bak
Le 01/05/2017